Éliminer les cellules sénescentes pour vieillir en bonne santé

Long Long Life Éliminer les cellules sénescentes pour vieillir en bonne santé

Éliminer les cellules sénescentes pour vieillir en bonne santé

La sénescence cellulaire, une des 9 causes du vieillissement exposée dans The Hallmarks of Aging [1], est définie comme un état d’arrêt du cycle cellulaire accompagné de changements phénotypiques de la cellule [1,2]. Ce processus est induit par différents stress tels que les dommages sur l’ADN, le raccourcissement des télomères ou encore l’inflammation. Le nombre de cellules sénescentes augmente avec l’âge au sein de multiples tissus, au cours de pathologies ou suite à une chimiothérapie, entre autres [2]. Cette sénescence entraînerait le dysfonctionnement des tissus et des organes avec l’âge. L’augmentation du nombre de cellules sénescentes au cours du vieillissement peut être expliquée par la baisse de leur élimination et, potentiellement, par l’augmentation de leur génération naturelle, bien que cette dernière cause ne soit pas admise de tous. Dans une étude récente publiée dans Nature [3], une équipe de scientifiques a montré que l’augmentation de l’abondance des cellules sénescentes entraînait l’augmentation des dysfonctionnements physiques chez des souris jeunes et âgées et que la suppression de ces cellules était associée à l’augmentation de la durée de vie en bonne santé des souris.

Long Long Life éliminer les cellules sénescentes pour vieillir en bonne santé

En effet, lors de leurs expériences, les scientifiques ont réussi à induire des dysfonctionnements physiques chez des souris jeunes suite à la transplantation de cellules sénescentes. Ces résultats ont été obtenus avec un petit nombre de cellules sénescentes, et un nombre encore plus petit de ces cellules a été suffisant chez des souris âgées pour contribuer à la perte de fonctions physiques et à une diminution de la survie [3]. Pour les chercheurs, ces résultats attestent de l’impact des cellules sénescentes sur les dysfonctionnements physiques observés avec l’âge et de leur rôle sur la durée de vie des souris [3]. Ainsi, les cellules sénescentes pourraient devenir les cibles thérapeutiques privilégiées pour améliorer la durée de vie en bonne santé.

Quelles thérapeutiques contre les cellules sénescentes ?

Il existe depuis peu une nouvelle classe de composés nommés les sénolytiques, des médicaments qui permettent de cibler spécifiquement et d’éliminer les cellules sénescentes. Parmis eux, la quercétine et le dasatinib ont été les premiers étudiés [4]. Cette même équipe de chercheurs avait auparavant montré que ces deux composés étaient capables d’éliminer des cellules sénescentes humaines et murines [4]. Dans leur nouvelle étude, ils ont cherché à vérifier ces observations en expérimentant l’effet de ce même mélange de sénolytiques sur des tissus adipeux humains. Obtenus à partir de personnes obèses, ces tissus montrent une accumulation forte de cellules sénescentes [3]. Ces cellules sécrètent un ensemble de facteurs tels que les cytokines pro-inflammatoires et des chemokines, qui vont contribuer au dysfonctionnement physique de tissus et d’organes lors du vieillissement. Les résultats de ces expériences ont montré qu’administrer des sénolytiques était associé à une diminution du nombre de cellules sénescentes ainsi qu’une diminution de la sécrétion des cytokines dans les tissus humains, soulignant l’importance de la signalisation et la communication entre les cellules dans les processus de vieillissement [3]. Enfin, leur étude a démontré qu’éliminer les cellules sénescentes atténuait les dysfonctionnements physiques et augmentait la durée de vie en bonne santé des souris, même âgées [3].

Cette nouvelle étude relative aux cellules sénescentes fournit les preuves de leur implication dans les dysfonctionnements physiques qui accompagnent le vieillissement des souris et conduit à la diminution de leur durée de vie. Ces cellules peuvent être ciblées par une nouvelle classe de médicaments qui permettent de les éliminer, les sénolytiques, entraînant ainsi la diminution des dysfonctionnements physiques. Toujours selon l’étude, éliminer la charge de cellules sénescentes retrouvée lors du vieillissement permettrait aussi d’allonger la durée de vie. Les sénolytiques pourraient potentiellement devenir une nouvelle classe de composés actifs luttant contre le vieillissement et améliorant la durée de vie en bonne santé des personnes âgées.

Anne Fischer

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Anne is studying medicine science at the Institute of Pharmaceutical and Biological Science in Lyon and she has graduated with a Bachelor’s degree in molecular and cellular biology at the University of Strasbourg.

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Anne étudie les sciences du médicament à l’Institut des Sciences Pharmaceutiques et Biologiques de Lyon. Elle est titulaire d’une licence en biologie moléculaire et cellulaire de l’Université de Strasbourg.

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Références

[1] Carlos Lopez-Otin, Maria A. Blasco, Linda Partridge, Manuel Serrano and Guido Kroemer, The Hallmarks of Aging, Cell 153, June 6, 2013, 1194-1217.

[2] Salama et al. Cellular senescence and its effector programs, GENES & DEVELOPMENT 28:99–114.

[3] Ming Xu, Tamar Pirtskhalava, Joshua N. Farr, Bettina M. Weigand, Allyson K. Palmer, Megan M. Weivoda, Christina L. Inman, Mikolaj B. Ogrodnik, Christine M. Hachfeld, Daniel G. Fraser, Jennifer L. Onken, Kurt O. Johnson, Grace C. Verzosa, Larissa G. P. Langhi, Moritz Weigl, Nino Giorgadze, Nathan K. LeBrasseur, Jordan D. Miller, Diana Jurk, Ravinder J. Singh, David B. Allison, Keisuke Ejima, Gene B. Hubbard, Yuji Ikeno, Hajrunisa Cubro, Vesna D. Garovic, Xiaonan Hou, S. John Weroha, Paul D. Robbins, Laura J. Niedernhofer, Sundeep Khosla, Tamara Tchkonia and James L. Kirkland, Senolytics improve physical function and increase lifespan in old age, Nature medicine, https://doi.org/10.1038/s41591-018-0092-9

[4] Zhu Y, Tchkonia T, Pirtskhalava T, et al. The Achilles’ heel of senescent cells: from transcriptome to senolytic drugs. Aging Cell. 2015;14(4):644-658

L’indolepropionamide bat tous les records

Indolepropionamide Long Long Life transhumanisme vieillissement

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Indolepropionamide (IPAM): l’espoir toutes catégories

Introduire de nouvelles molécules d’intérêt c’est aussi vous tenir au courant des avancées prometteuses de la recherche anti-âge. Avec l’indolepropionamide, malgré le peu d’études, on a affaire à LA molécule anti-vieillissement par excellence, car elle augmente jusqu’à 300% la durée de vie des modèles utilisés.

Intérêt
Preuve d'efficacité
Accessibilité

Chez Long Long Life, nous ne vendons pas ces produits car nous pensons que c’est le prix de la liberté. Nous ne sommes pas des intermédiaires de vente.

Puisque nous n’avons pas d’intérêt financier, nous pouvons vous dire toute la vérité sur les traitements développés à l’heure actuelle pour lutter contre le vieillissement et vous offrir la meilleure information possible.

Une seule étude pour des résonances multiples

Il existe une seule étude publiée sur l’indolepropionamide et son effet sur le vieillissement [1]. L’équipe a utilisé des rotifères, un micro-organisme modèle, sur lesquels ils ont observé une augmentation de la durée de vie jamais égalée par d’autres molécules. Cette longévité s’accompagnait également d’une meilleure réparation cellulaire et d’une résistance accrue aux blessures.

Il semblerait que cet effet soit dû à une amélioration drastique de la fonction mitochondriale accompagnée d’une réduction importante de la formation de radicaux libres.
Les propriétés anti-oxydantes hors norme de l’indolepropionamide sont liées à sa structure, très proche de celle de la mélatonine, et à sa capacité à interagir avec la chaine de phosphorylation oxydative de la mitochondrie. Il semblerait en effet que l’indolepropionamide soit capable de stabiliser le métabolisme énergétique mitochondrial, en se fixant sur le complexe I de la chaine respiratoire, entrainant ainsi une baisse de la production d’oxydants. Un de ses cousins proches, l’acide 3-indolepropionique, est actuellement en cours de tests cliniques pour lutter contre la maladie d’Alzheimer. Elle a en effet le même type de propriétés, du fait de leurs homologies de structure, toutes deux proches de la mélatonine.

Bien que nécéssitant de nouvelles études, en particulier chez le mammifère, l’indolepropionamide est une molécule extrèmement prometteuse et ses dérivés semblent déjà offrir de belles perspectives notamment dans la lutte contre les maladies neurodégénératives. Elle l’ai d’autant plus que c’est une molécule amphiphile, passant donc aussi bien les membranes cellulaires que les stuctures aqueuses, et dont la biodisponibilité est excellente.

  • Nombre de publications : 1
  • Molécule disponible : non disponible à la vente
  • Mode d’administration : intra-veineuse
  • Posologie : à définir

Aucune toxicité n’a été reportée à ce jour mais des études supplémentaires sont nécessaires.

[1] Poeggeler B, Sambamurti K, Siedlak SL, Perry G, Smith MA, Pappolla MA. A Novel Endogenous Indole Protects Rodent Mitochondria and Extends Rotifer Lifespan. Blagosklonny MV, ed. PLoS ONE. 2010;5(4):e10206

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Dr. Marion Tible

Marion Tible Long Long Life

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Auteure/Relectrice

Marion Tible has a PhD in cellular biology and physiopathology. Formerly a researcher in thematics varying from cardiology to neurodegenerative diseases, she is now part of Long Long Life team and is involved in scientific writing and anti-aging research.

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Marion Tible est docteur en biologie cellulaire et physiopathologie. Ancienne chercheuse dans des thématiques oscillant de la cardiologie aux maladies neurodégénératives, elle est aujourd’hui impliquée au sein de Long Long Life pour la rédaction scientifique et la recherche contre le vieillissement.

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Mal de dos et FOXO, une équation anti-âge

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Mal de dos et FOXO, une équation anti-âge !

On ne cesse de répéter que le vieillissement est un facteur de risque majeur du développement de nombreuses pathologies neurodégénératives, cardiovasculaires ou des cancers. Mais le vieillissement s’accompagne aussi très souvent de l’apparition de douleurs musculo-squelettiques. Parmi elles, les lombalgies, des douleurs au niveau lombaire de la colonne vertébrale, sont extrêmement fréquentes. Les lombalgies constituent le groupe de trouble musculo-squelettique le plus répandu et on estime que jusqu’à 75% de la population sera touchée [1]. Par ailleurs, jusqu’à 23 % de ces douleurs sont chroniques, c’est-à-dire installées depuis plus de 3 mois et devenant ainsi un mal très invalidant (perte sévère de la mobilité) [1]. A l’origine de cette douleur chronique, la dégénérescence du disque intervertébral (DIV), un disque de cartilage se trouvant entre les vertèbres et permettant, notamment, d’amortir les chocs de la colonne vertébrale. Ce sont des changements du nombre de cellules et de leur phénotype, ainsi qu’une atteinte des fonctions biochimiques des différentes structures du DIV (l’annulus fibrosus et le nucleus pulposus) qui vont entraîner sa dégradation [2]. Cependant, les mécanismes moléculaires en amont de ces changements sont très peu connus.

Long Long Life FOXO anti-âge longévité transhumanisme - colonne vertébrale - mal de dos

Dans une nouvelle étude [3], des scientifiques se sont concentrés sur l’étude des protéines FOXO (Forkhead box O) dans la dégénérescence des disques intervertébraux. Ces protéines sont des facteurs de transcription, jouant un rôle dans l’homéostasie cellulaire et le maintien de populations cellulaires, et plus généralement dans le développement, le vieillissement et la longévité [2,4,5]. Il a de plus été récemment rapporté que l’expression de certaines de ces protéines était réduite au sein de disques intervertébraux dégénérés chez l’homme et lors du vieillissement de la colonne vertébral chez la souris [6]. Ces caractéristiques ont poussé les chercheurs à étudier le rôle des protéines FOXO dans la dégénérescence discale [3].

Les protéines FOXO contrôlent l’homéostasie des disques intervertébraux

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Les expériences ont été menées sur des modèles murins déficients en protéines FOXO. Une délétion totale de toutes les isoformes de FOXO au sein des DIV a conduit à la dégénérescence des disques intervertébraux. Cette dégradation est pilotée par la perte de nombreuses cellules dans le noyau central (nucleus pulposus) du disque. De même, en induisant des délétions uniques de chaque isoforme de FOXO, il est apparu que FOXO1 et FOXO3 dominaient dans la structure du disque et tenaient un rôle important dans l’homéostasie. La pauvreté en FOXO des disques a aussi été associée à une autophagie défectueuse et une diminution des défenses antioxydantes. Enfin, il a été montré que ces facteurs de croissance induisent la résistance aux stress oxydatif et inflammatoire des cellules du nucleus pulposus [3]. Les facteurs de transcription FOXO sont donc des régulateurs importants de l’homéostasie du DIV.

Dans cette étude, les chercheurs se sont penchés sur le rôle des protéines FOXO lors du vieillissement des disques intervertébraux. Les expériences ont montré que ces facteurs de transcriptions jouent un rôle prépondérant dans le maintien de l’homéostasie des disques intervertébraux, et que leur déficience au sein des différentes structures des DIV entraînait une dégénérescence discale.  Il s’agit ici, à la connaissance des chercheurs, de la première étude à fournir la preuve que ces facteurs de croissance régulent l’homéostasie et le vieillissement des disques intervertébraux [2]. A travers leurs recherches, les scientifiques ont montré que cibler les protéines FOXO pouvait devenir une stratégie thérapeutique dirigée pour retarder la dégénérescence liée à l’âge des disques intervertébraux, à l’origine des douleurs lombaires chroniques.

Anne Fischer

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Anne is studying medicine science at the Institute of Pharmaceutical and Biological Science in Lyon and she has graduated with a Bachelor’s degree in molecular and cellular biology at the University of Strasbourg.

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Anne étudie les sciences du médicament à l’Institut des Sciences Pharmaceutiques et Biologiques de Lyon. Elle est titulaire d’une licence en biologie moléculaire et cellulaire de l’Université de Strasbourg.

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Références :

[1] https://www.lombalgie.fr

[2] Tiffany Kadow MD, Gwendolyn Sowa MD, PhD, Nam Vo PhD, James D. Kang MD, Molecular Basis of Intervertebral Disc Degeneration and Herniations: What Are the Important Translational Questions? Clin Orthop Relat Res (2015) 473:1903–1912 DOI 10.1007/s11999-014-3774-8

[3] Alvarez‐Garcia O, Matsuzaki T, Olmer M, et al. FOXO are required for intervertebral disk homeostasis during aging and their deficiency promotes disk degeneration. Aging Cell. 2018;e12800. https://doi.org/10.1111/acel.12800

[4] Rute Martins, Gordon J. Lithgow and Wolfgang Link, Long live FOXO: unraveling the role of FOXO proteins in aging and longevity, Aging Cell (2016) 15, pp196–207

[5] Ashley E. Webb and Anne Brunet, FOXO transcription factors: key regulators of cellular quality control, Trends Biochem Sci. 2014 April ; 39(4): 159–169. doi:10.1016/j.tibs.2014.02.003

[6] Alvarez‐Garcia, O., Matsuzaki, T., Olmer, M., Masuda, K., & Lotz, M. K. (2017). Age‐related reduction in the expression of FOXO transcription factors and correlations with intervertebral disc degeneration. Journal of Orthopaedic Research, 35, 2682–2691

La longévité humaine a-t-elle atteint ses limites ?

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La longévité humaine a-t-elle atteint ses limites ?

L’existence humaine, telle qu’on la connaît aujourd’hui, est limitée dans sa durée et le risque de mourir s’accroît avec l’âge. Du moins c’est ce que pense, logiquement, le plus grand nombre. Mais c’était sans compter sur la dernière étude à ce sujet, publiée la semaine dernière dans Science [1]. Cette étude, menée sur une population italienne, a analysé le taux de mortalité des individus âgés de 105 ans et plus entre 2009 et 2015 (au total 3836 personnes). Les résultats de leur analyse statistique semblent montrer que le risque de mourir se stabilise après l’âge de 105 ans.

Le taux de mortalité lié à l’âge peut être représenté sur un graphique (mortalité en fonction de l’âge), dont la courbe croît exponentiellement avec l’âge. Il existe un consensus scientifique qui stipule que ce taux augmente exponentiellement jusqu’aux alentours de 80-90 ans. Ensuite, les avis sont très divergents : d’un côté, les partisans de l’existence d’un “plateau de mortalité” après cet âge, qui traduit la stabilisation du taux de mortalité, et de l’autre, les partisans qui réfutent cette hypothèse et pensent que l’augmentation exponentielle du taux de mortalité persiste au-delà de 80 ans.

Les limites de la longévité humaine : un sujet qui divise

Dans une publication sortie en 2016 [2], des généticiens avaient avancé le fait qu’il existait une limite à la durée de vie humaine. En analysant des données démographiques mondiales, ils ont suggéré qu’il n’y avait pas eu d’amélioration de la longévité humaine depuis la fin du 20ième siècle, le record étant de 122 ans, détenu par la française Jeanne Calment. Or, dans sa récente analyse, l’équipe du professeure Elisabetta Barbi a, au contraire, montré qu’il existait un plateau du risque de mortalité après l’âge de 105 ans, suggérant l’idée qu’il n’existe pas de limite à la longévité humaine. Avec un tel plateau de mortalité, le risque de décès d’un anniversaire à un autre après l’âge de 105 ans est grossièrement de une chance sur deux [3]. Un tel phénomène suggère qu’une personne ayant atteint l’âge de 105 ans pourrait encore vivre très longtemps [3].

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Cette étude a été menée après contrôle de l’âge des personnes incluses par leur certificat de naissance, entre autres. Le but de cette démarche était de minimiser les biais causés par l’exagération de l’âge souvent retrouvée chez les personnes très âgées [1]. Le risque de mourir en fonction de l’âge est une donnée qui intrigue depuis longtemps. Depuis la loi de Gompertz au 19ième siècle qui stipule que le taux de mortalité augmente exponentiellement avec l’âge, la question se pose sur l’existence d’un plateau de mortalité après un certain âge. Il a fallu attendre la fin du 20ième et l’augmentation du nombre de données disponibles et fiables pour accélérer la recherche à ce sujet [1], mais la controverse est toujours présente.

Cette dernière étude a répondu positivement à la question du plateau de mortalité au sein d’une population italienne de supercentenaires (105 ans et plus). Elle rejoint d’autres études ayant montré le même résultat, notamment chez de petits organismes [4]. Elle relance le débat de la limite de la longévité des Hommes, qui pour eux ne semble pas avoir atteint ses limites [1]. Un tel résultat pourrait encourager les études démographiques sur le taux de mortalité lié à l’âge et de la durée de vie humaine, pour comprendre les origines de la longévité des Hommes.

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Références :

[1] Barbi et al., Science 360, 1459–1461 (2018) DOI: 10.1126/science.aat3119

[2] Xiao Dong, Brandon Milholland & Jan Vijg, Evidence for a limit to human lifespan, 13 October 2016, VOL 538, NATURE, 257-259 doi:10.1038/nature19793

[3] Elie Dolgin, There’s no limit to longevity, says study that revives human lifespan debate, Nature 559, 14-15 (2018) doi: 10.1038/d41586-018-05582-3

[4] Natalia S. Gavrilova and Leonid A. Gavrilov, Biodemography of Old-Age Mortality in Humans  and Rodents, J Gerontol A Biol Sci Med Sci. 2015 January;70(1):1–9 doi:10.1093/gerona/glu009

Hormone de croissance : un anti-âge gagnant pour les femmes

Hormone de croissance : un anti-âge gagnant pour les femmes

L’hormone de croissance (hGH) est une molécule synthétisée par le corps, essentielle pour la croissance et le développement humain. L’hGH stimule notamment la sécrétion, par le foie, de l’IGF (Insulin-like Growth Factor), nécessaire à la croissance du cartilage et la prolifération cellulaire [1]. Des altérations de l’hormone de croissance ou de sa voie de signalisation entraînent de multiples pathologies [2]. Néanmoins, la diminution du dialogue entre l’hGH et le récepteur à l’IGF-1 (aussi noté IGF-1R pour Insulin-like Growth Hormone 1 Receptor) à un âge avancé, et particulièrement chez le sexe féminin, semble être associée avec l’augmentation de la longévité. En effet, il a été montré que la diminution du signal cellulaire passant par ces deux protéines améliorait la longévité de nombreux organismes [3] et qu’une mutation du récepteur à l’IGF chez les souris femelles allongeait leur durée de vie [4].

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Ces observations sur les modèles animaux ont provoqué des interrogations chez les scientifiques quant à l’effet de la signalisation hGH/IGF-1R sur la longévité humaine. La découverte de mutations dans le gène de IGF-1R chez des individus ayant une longévité exceptionnelle [5], et l’allongement de la durée de vie en bonne santé de nonagénaires porteurs de mutations du gène de IGF-1R [3], corrèlent avec les résultats d’expériences sur les modèles animaux. Dans ces deux études, la diminution de la signalisation de cette voie ne touche et ne bénéficie que les femmes. Aux vues des conséquences positives de ce phénomène sur la longévité, de nouvelles stratégies thérapeutiques sont actuellement à l’étude. C’est le cas des anticorps monoclonaux dirigés contre IGF-1R qui empêchent la liaison de l’hormone de croissance à son récepteur, perturbant ainsi le signal.

Cibler la voie de l’hormone de croissance : une étude pionnière

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C’est ce modèle thérapeutique qu’une équipe américaine de chercheurs a étudiée récemment. Pour leur étude [6] publiée dans Nature Communication, les scientifiques ont administrés de façon chronique un anticorps monoclonal dirigé contre IGF-1R chez des souris femelles et des souris mâles, provoquant le retardement du vieillissement des souris femelles. L’anticorps utilisé a été conçu spécialement pour le modèle murin et est sélectif de IGF-1R. Les analyses ont montré de bons résultats et une bonne tolérance au traitement, même lorsque le traitement a été administré après l’âge de 18 mois (souris âgées) [6]. En corrélation avec les études précédentes, le traitement a montré de meilleurs bénéfices chez les femelles puisqu’il a augmenté de 9 % leur durée de vie. Empêcher la signalisation de cette voie a aussi permis d’améliorer la fonction cardiaque, et de diminuer les tumeurs et l’inflammation des souris femelles [6]. Une fois de plus, la diminution de la signalisation de la voie de l’hGH a été associée avec la longévité chez les mammifères femelles, mais l’étude a surtout permis de montrer que les anticorps monoclonaux dirigés contre IGF-1R ont retardé le vieillissement par un traitement chronique et chez des souris âgées [6].

Les preuves sont de plus en plus nombreuses quant à l’intérêt de cibler la voie de hGH à un âge avancé pour son impact positif sur la longévité. Les résultats observés chez les souris suggèrent premièrement que les effets peuvent être atteint à un âge avancé et que, deuxièmement, les anticorps monoclonaux dirigés contre IGF-1R pourraient devenir un moyen thérapeutique de retarder le vieillissement. Ces résultats se distinguent également car ils montrent un cas unique où la modulation d’une fonction cellulaire pour la durée de vie en bonne santé et la longévité ne bénéficie que les femelles. Cette observation nous rappelle l’importance de considérer les différences entre les sexes dans la recherche contre le vieillissement pour développer des traitement plus performants.

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Références :

[1] Andrew J. Brooks and Michael J. Waters. The growth hormone receptor: mechanism of activation and clinical implications, nature reviews, endocrinology volume 6, september 2010, 515-525.

[2] https://en.wikipedia.org/wiki/Growth_hormone

[3] Sofiya Milman, Gil Atzmon, Derek M. Huffman, Junxiang Wan, Jill P. Crandall, Pinchas Cohen and Nir Barzilai. Low insulin-like growth factor-1 level predicts survival in humans with exceptional longevity, Aging Cell (2014) 13, pp769–771 Doi:10.1111/acel.12213

[4] Martin Holzenberger, Joëlle Dupont, Bertrand Ducos, Patricia Leneuve, Alain Géloën, Patrick C. Even, Pascale Cervera & Yves Le Bouc. IGF-1 receptor regulates lifespan and resistance to oxidative stress in mice, NATURE | VOL 421 | 9 JANUARY 2003

[5] Suh et al. Functionally significant insulin-like growth factor I receptor mutations in centenarians, PNAS  March 4, 2008 vol. 105 no. 9, 3438–3442.

[6] Kai Mao, Gabriela Farias Quipildor, Tahmineh Tabrizian, Ardijana Novaj, Fangxia Guan, Ryan O. Walters, Fabien Delahaye, Gene B. Hubbard, Yuji Ikeno, Keisuke Ejima, Peng Li, David B. Allison, Hossein Salimi-Moosavi, Pedro J. Beltran, Pinchas Cohen, Nir Barzilai & Derek M. Huffman. Late-life targeting of the IGF-1 receptor improves healthspan and lifespan in female mice, NATURE COMMUNICATIONS | (2018) 9:2394 | DOI: 10.1038/s41467-018-04805-5.

Protéines motrices : l’anti-âge indispensable à l’autophagie

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Les protéines motrices du cytoplasme, un ingrédient anti-âge indispensable à l’autophagie

L’autophagie est un processus cellulaire qui permet de nettoyer la cellule de protéines, de lipides et d’organites défectueux. Ce phénomène fait partie d’un ensemble de mécanismes qui participent tous à la protéostase, c’est-à-dire l’équilibre de tout le réseau de protéines. La perte de la protéostase est une des neuf causes du vieillissement, à l’origine de pathologies liées à l’âge telles que la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson ou la cataracte [1]. L’autophagie est efficace grâce à deux types de compartiments cellulaires, les autophagosomes qui emprisonnent et stockent un fragment de cytoplasme à éliminer, puis les lysosomes qui vont détruire le contenu de l’autophagosome. La perte de la capacité autophagique avec l’âge contribue à la perte des capacités fonctionnelles des cellules des organismes âgés [2].

Quel rôle des protéines motrices dans l’autophagie ?

Pour que les lysosomes puissent dégrader le contenu des autophagosomes, il faut que les deux compartiments fusionnent. Cette fusion est possible par leur rencontre dans la cellule, au niveau de la région périnucléaire (au voisinage du noyau) pour la plupart des cas [2]. Afin de se déplacer dans la cellule, les autophagosomes et les lysosomes longent le réseau de microtubules, des petits tubes de tubulines, qui permettent le transport dans le cytoplasme. Ce sont de petites protéines motrices, les plus connues étant les kinésines et les dynéines, qui peuvent, grâce à ce qui ressemble à de petits pieds moléculaires, déplacer les compartiments autophagiques le long des microtubules [3]. Positionner correctement les autophagosomes et les lysosomes dans la même région cellulaire est une étape décisive pour l’accomplissement de l’autophagie. La biogenèse des autophagosomes et leur dégradation par les lysosomes diminue avec l’âge mais les mécanismes sous-jacents à cette atteinte ne sont pas bien connus [2].

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Une équipe franco-américaine de chercheurs a récemment publié les résultats d’une étude [2] menée pour comprendre les phénomènes à l’origine du déclin de l’autophagie associé à l’âge. Ils se sont particulièrement intéressés au positionnement des autophagosomes et des lysosomes au sein de la cellule, en comparant les mouvements de ces organites dans des fibroblastes de souris jeunes (4 mois) et de souris âgées (24 mois). Les chercheurs ont identifié des différences de positionnement de ces compartiments entre cellules jeunes et cellules âgées [2]. Ils se sont ensuite interessé aux causes moléculaires à l’origine de cette différence. En utilisant une approche génétique, les scientifiques ont mimé la faible quantité de KIFC3, une protéine motrice de même rang que les dynéines et interagissant avec les microtubules, tel que retrouvé dans les cellules âgées. Les résultats ont montré qu’un faible niveau de cette protéine entraîne un mauvais positionnement des lysosomes et donc une baisse de la capacité autophagique [2].

Les protéines motrices comme cibles thérapeutiques anti-âge

L’autophagie est un mécanisme de protection des cellules contre la sénescence et la mort cellulaire. Quand l’autophagie est performante, elle lutte contre le vieillissement et elle a été corrélée à la longévité dans de nombreuses études. Néanmoins, avec l’âge, ce phénomène présente un déclin, et les mécanismes moléculaires qui en sont à l’origine sont encore très peu caractérisés. Le positionnement des autophagosomes et des lysosomes à proximité les uns des autres est très important pour permettre leur fusion et la dégradation des composés défectueux. L’étude a permis de montrer qu’un mauvais placement de ces entités dans la même région cellulaire est un phénomène retrouvé avec l’âge. Ce défaut entraîne une baisse de l’efficacité de l’autophagie. La perte du trafic intracellulaire des organites autophagiques serait dû à la baisse du niveau des protéines motrices permettant le déplacement des lysosomes et des autophagosomes le long des microtubules. Cette expérience a identifié les protéines moteurs comme de nouvelles cibles pour de futures thérapies qui auront pour but de corriger la perte de l’autophagie dans la lutte contre le vieillissement et pour la longévité.

Anne Fischer

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Anne is studying medicine science at the Institute of Pharmaceutical and Biological Science in Lyon and she has graduated with a Bachelor’s degree in molecular and cellular biology at the University of Strasbourg.

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Anne étudie les sciences du médicament à l’Institut des Sciences Pharmaceutiques et Biologiques de Lyon. Elle est titulaire d’une licence en biologie moléculaire et cellulaire de l’Université de Strasbourg.

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Références :

[1] Carlos Lopez-Otin, Maria A. Blasco, Linda Partridge, Manuel Serrano and Guido Kroemer. The Hallmarks of Aging, Cell 153, June 6, 2013, 1194-1217. http://dx.doi.org/10.1016/j.cell.2013.05.039

[2] Bejarano E, Murray JW, Wang X, et al. Defective recruitment of motor proteins to autophagic compartments contributes to autophagic failure in aging. Aging Cell. 2018;e12777. https://doi.org/10.1111/acel.12777

[3] Anna Akhmanova and Michel O. Steinmetz. Control of microtubule organization and dynamics: two ends in the limelight, NATURE REVIEWS | MOLECULAR CELL BIOLOGY VOLUME 16 | DECEMBER 2015, 711-726.

La longévité est-elle liée à une variabilité du nombre de copies d’un gène ?

LongLongLife ADN variabilité gène longévité

La longévité est-elle liée à une variabilité du nombre de copies d’un gène ?

Le vieillissement est associé à des bouleversements cellulaires et chromosomiques. Ces derniers se font par de multiples mécanismes, dont les duplications et les délétions d’un segment chromosomique, impliquant ou non un gène ou une partie de gène. Le terme général qualifiant ce processus est la variabilité du nombre de copies d’un gène (CNV en anglais pour “copy number variation”). Il s’agit d’un polymorphisme très courant qui augmente avec l’âge. Les variations du nombre de copies d’un gène peuvent changer la structure du gène, affectant son expression et le phénotype d’un individu [1]. Ce phénomène est impliqué dans le développement de pathologies comme les troubles du spectre de l’autisme [2], la maladie de Huntington [3] et le diabète, ou encore, participe à l’instabilité génomique retrouvée dans les cellules cancéreuses [1].

Etudier la variabilité du nombre de copies d’un gène

Pour étudier les variations du nombre de copies d’un gène au sein d’une population, il faut faire une étude pangénomique (ou GWAS pour “genome-wide association study”). Elle consiste en l’analyse de génomes entiers d’une grande population pour recenser toutes les variations génomiques et les corréler avec les traits phénotypiques observés. Par le biais d’analyses pangénomiques, les scientifiques ont récemment associées les CNV au vieillissement [4], à la durée de vie [5] et à la mortalité liée à l’âge [6] et ont ainsi souligné l’existence d’une association entre les CNV et la longévité.

LongLongLife karyotype variabilité gène longévité

La dernière étude pangénomique en date explorant l’association entre les CNV et la longévité [1] s’est faite sur une cohorte chinoise de 4007 personnes appartenant à l’ethnie Han. Cette cohorte était divisée en deux groupes : des individus âgés de 90 à 117 ans et des individus plus jeunes de 30 et 65 ans. L’étude a permis de distinguer 11 CNV fortement associés à la longévité. Parmis eux, 4 recouvraient partiellement des CNV retrouvés dans des populations longévives danoises et états-uniennes, tandis que les 7 autres n’avaient jamais été rapportés [1]. De plus, dans les régions génomiques mise en évidence et présentant un CNV, l’étude a retrouvé des gènes influençant le raccourcissement des télomères et le risque de cancer, entre autres [1]. Enfin, une diminution du nombre de copies de gènes pro-cancer et de voies de signalisation intervenant dans le vieillissement a été observé chez des personnes âgées et en bonne santé. Ces résultats ont montré que le nombre de CNV, principalement des délétions de segments génomiques, augmentaient significativement avec l’âge et étaient en corrélation directe avec la longévité [1].

Variabilité du nombre de copies d’un gène et longévité

Cette étude a donc permis d’identifier des régions de CNV associées à la longévité, ainsi que les gènes et les voies touchés. A noter qu’il s’agit d’une étude pangénomique effectuée sur une ethnie chinoise, on ne peut donc pas attribuer ces résultats à une population d’origine différente, pour des raisons évidentes de différences génétiques entre les ethnies. Néanmoins, il est possible de comparer les données d’études pangénomiques distinctes de populations différentes. Enfin, ces résultats rejoignent les conclusions des autres études sur l’existence d’une corrélation entre la longévité et les variations du nombre de copies de certains gènes. La longévité est un trait complexe dont la composante génétique occupe une place importante [2]. Cette étude suggère que les CNV sont des contributeurs notables de la composante génétique de la longévité humaine [7] et pointe l’intérêt d’approfondir les connaissances sur les CNV liés à l’âge dans la lutte pour la longévité et contre le vieillissement.

Anne Fischer

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Anne is studying medicine science at the Institute of Pharmaceutical and Biological Science in Lyon and she has graduated with a Bachelor’s degree in molecular and cellular biology at the University of Strasbourg.

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Anne étudie les sciences du médicament à l’Institut des Sciences Pharmaceutiques et Biologiques de Lyon. Elle est titulaire d’une licence en biologie moléculaire et cellulaire de l’Université de Strasbourg.

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Références :

[1] Zhao et al. The correlation of copy number variations with longevity in a genome‐wide association study of Han Chinese, AGING 2018, Vol. 10.

[2] E. Shishido et al. Psychiatry and Clinical Neurosciences 2014; 68: 85–95

[3] Angelica Vittori, Carlo Breda, Mariaelena Repici, Michael Orth, Raymund A.C. Roos, Tiago F. Outeiro, Flaviano Giorgini, Edward J. Hollox and the REGISTRY investigators of the European Huntington’s Disease Network, Copy-number variation of the neuronal glucose transporter gene SLC2A3 and age of onset in Huntington’s disease. Human Molecular Genetics, 2014, Vol. 23, No. 12 3129–3137 doi:10.1093/hmg/ddu022

[4] Leonid Iakoubov, Malgorzata Mossakowska, Malgorzata Szwed,  Monika Puzianowska-Kuznicka, A Common Copy Number Variation Polymorphism in the CNTNAP2 Gene: Sexual Dimorphism in Association with Healthy Aging and Disease. Gerontology 2015;61:24–31 DOI: 10.1159/000363320

[5] Maris Kuningas, Karol Estrada, Yi-Hsiang Hsu, Kannabiran Nandakumar, Andre´ G. Uitterlinden, Kathryn L. Lunetta, Cornelia M. van Duijn, David Karasik, Albert Hofman, Joanne Murabito, Fernando Rivadeneira, Douglas P. Kiel and Henning Tiemeier. Large common deletions associate with mortality at old age. Human Molecular Genetics, 2011, Vol. 20, No. 21 4290–4296 doi:10.1093/hmg/ddr340

[6] Glessner JT, Smith AV, Panossian S, Kim CE, Takahashi N, et al. (2013) Copy Number Variations in Alternative Splicing Gene Networks Impact Lifespan. PLoS ONE 8(1): e53846. doi:10.1371/journal.pone.0053846

[7] Marianne Nygaard, Birgit Debrabant, Qihua Tan, Joris Deelen, Karen Andersen-Ranberg, Anton J.M. de Craen, Marian Beekman, Bernard Jeune, Pieternella E. Slagboom, Kaare Christensen and Lene Christiansen, Copy number variation associates with mortality in long-lived individuals: a genome-wide assessment, Aging Cell (2016) 15, pp49–55.

Pathologies du vieillissement : le glutathion monte au front

Glutathion Long Long Life transhumanisme vieillissement

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Du glutathion pour équilibrer l’oxydation

Le glutathion est un peptide composé de trois molécules condensées, qui joue un rôle central dans le maintien du potentiel redox (équilibre oxydants/réducteurs) au sein de nos cellules. Grâce à sa capacité à exister sous forme réduite ou oxydée, le glutathion est un véritable « piège à électrons », le plaçant très haut dans la liste des anti-oxydants. Son métabolisme est intimement lié à celui du sélénium car l’enzyme que le glutathion forme en se couplant au sélénium (la glutathion peroxydase) permet la détoxication des radicaux libres (notamment l’H2O2)[1].

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Chez Long Long Life, nous ne vendons pas ces produits car nous pensons que c’est le prix de la liberté. Nous ne sommes pas des intermédiaires de vente.

Puisque nous n’avons pas d’intérêt financier, nous pouvons vous dire toute la vérité sur les traitements développés à l’heure actuelle pour lutter contre le vieillissement et vous offrir la meilleure information possible.

Le glutathion, ou le complément multi-tâches par excellence

Le glutathion est impliqué dans des phénomènes très variés et, de fait, aura un rôle multi-factoriel dans le vieillissement. Globalement, on observe une diminution du niveau de glutathion au cours de notre vie et cela semble impacter l’apparition de pathologies [2]. Cette baisse n’est pas aussi simple qu’elle en a l’air car, si on observe bel et bien une chute de la forme réduite du glutathion (GSH, anti-oxydante), une augmentation parallèle de sa forme oxydée est constatée (GSSG).

Maladies neurodégénératives

Cette baisse est notamment associée à l’apparition de la maladie de Parkinson et d’autres maladies neurodégénératives [3]. Dans la maladie d’Alzheimer, plusieurs études ont démontré le rôle central du glutathion, du fait de son activité antioxydante  : une augmentation de la forme oxydée du glutathion dans le sang et le cerveau était retrouvée dans les modèles murins de maladie d’Alzheimer, quelque soit l’âge de la souris [4]. Ces études semblent donc indiquer la carence en GSH/le surplus de GSSG comme un précurseur des maladies neurodégénératives [5]. En plus de ces études, d’autres se sont penchées sur l’effet thérapeutique du glutathion, démontrant la capacité neuro et glio protectrice d’une supplémentation en glutathion [6, 7].

Maladies cardiovasculaires

La baisse du glutathion est également observée au niveau du coeur au cours du temps. Il apparait que les enzymes dérivant du glutathion varient également avec l’âge, de façon tissu-dépendante. Par exemple, la glutathion peroxydase reste stable dans le coeur mais diminue dans le foie, alors que la glutathion reductase augmente dans ces deux tissus avec le temps [8]. Le résultat total de ces variations entraine une baisse de la capacité anti-oxydante de notre corps lors du vieillissement. Une supplémentation en glutathion pourrait donc rétablir l’équilibre entre GSH et GSSG, permettant à notre organisme de retrouver un potentiel anti-oxydant plus important.

Un rôle dans l’apoptose ?

En plus de l’impact de sa diminution sur l’incidence des pathologies liées au vieillissement, il semblerait que le glutathion joue un rôle dans l’apoptose (la mort programmée de nos cellules). Par des mécanismes encore flous, son métabolisme aurait un lien avec l’activation de la caspase-3, une protéine pro-apoptotique majeure, et BCl-2, la régulatrice de l’apoptose mitochondriale [9, 10]. Une étude récente a également étudié les liens entre le glutathion et l’apoptose dans le coeur de souris diabétiques, démontrant que sa présence permettait de diminuer la nécrose et d’augmenter l’apoptose, un mécanisme protecteur du coeur dans ces conditions [11].

Et la longévité ?

Le glutathion est très prometteur pour l’allongement de la durée de vie. Des études préliminaires chez C. Elegans montrent effectivement une activation de la voie des sirtuines avec la supplémentation en GSH, augmentant d’environ 30% la durée de vie de ces petits vers [12].

L’intérêt du glutathion est évident dans la lutte contre le vieillissement. Cependant, une des problématiques majeures reste sa biodisponibilité. La supplémentation orale est inefficace car le glutathion est détruit au niveau digestif. Il faut donc qu’il passe directement dans le sang. Des pilules gastro-résistantes ont récemment fait leur apparition sur le marché mais les études ont tendance à se rejoindre sur le fait que la biodisponibilité du glutathion pris sous cette forme est loin d’être optimale. Une équipe de recherche a essayé d’introduire les précurseurs du glutathion dans le régime alimentaire de personnes âgées, avec succès : les niveaux de GSH étaient rétablis lors de la prise conjointe de cystéine et de glycine, suggérant une possible supplémentation orale [13].

  • Nombre de publications : environ 4000
  • Molécule disponible : en vente libre
  • Mode d’administration : intra-veineuse/inhalation, éventuellement en sub-lingual. Si possible, il est recommandé d’associer sa supplémentation avec du sélénium pour potentialiser son action.
  • Posologie : 100-300 mg / jour.

Attention, pour les insuffisants rénaux et/ou hépatiques, il est déconseillé d’envisager une supplémentation en glutathion. Les patients atteints de troubles bipolaires peuvent aussi être plus sensibles et mal réagir à un surplus de glutathion. Attention également aux personnes dont le taux de zinc est bas, la prise de glutathion en diminue le taux dans le sang.

Il est possible d’augmenter naturellement le taux de glutathion en mangeant beaucoup de choux. Le chardon-marie, pris en infusion ou en complément alimentaire sous forme de silymarine (son principe actif), aide aussi à maintenir un bon niveau et à prévenir les effets secondaires hépatiques.

[1] Wu G, Fang YZ, Yang S, Lupton JR, Turner ND. Glutathione metabolism and its implications for health. J Nutr. 2004;134(3):489-92

[2] Viña J, Sastre J, Anton V, Bruseghini L, Esteras A, Asensi M. Effect of aging on glutathione metabolism. Protection by antioxidants. EXS. 1992;62:136-44

[3] Homma T, Fujii J. Application of Glutathione as Anti-Oxidative and Anti-Aging Drugs. Curr Drug Metab. 2015;16(7):560-71

[4] Zhang C, Rodriguez C, Spaulding J, Aw TY, Feng J. Age-Dependent and Tissue-Related Glutathione Redox Status in a Mouse Model of Alzheimer’s Disease. Journal of Alzheimer’s disease : JAD. 2012;28(3):655-666

[5] Tong J, Fitzmaurice PS, Moszczynska A et al., Do glutathione levels decline in aging human brain? Free Radic Biol Med. 2016;93:110-7

[6] Souza DG, Bellaver B, Bobermin LD, Souza DO, Quincozes-Santos A. Anti-aging effects of guanosine in glial cells. Purinergic Signalling. 2016;12(4):697-706

[7] Watson SN, Lee JR, Risling TE, Hermann PM, Wildering WC. Diminishing glutathione availability and age-associated decline in neuronal excitability. Neurobiol Aging 2014;35(5):1074-85

[8] Stio M, Iantomasi T, Favilli F, Marraccini P, Lunghi B, Vincenzini MT, Treves C. Glutathione metabolism in heart and liver of the aging rat. Biochem Cell Biol. 1994;72(1-2):58-61

[9] Abdel Shakor AB, Atia M, Alshehri AS, Sobota A, Kwiatkowska K. Ceramide generation during curcumin-induced apoptosis is controlled by crosstalk among Bcl-2, Bcl-xL, caspases and glutathione. Cell Signal. 2015;27(11):2220-30

[10] Circu ML, Yee Aw T. Glutathione and apoptosis. Free radical research. 2008;42(8):689-706

[11] Golbidi S, Botta A, Gottfred S, Nusrat A, Laher I, Ghosh S. Glutathione administration reduces mitochondrial damage and shifts cell death from necrosis to apoptosis in ageing diabetic mice hearts during exercise. British Journal of Pharmacology. 2014;171(23):5345-5360

[12] Cascella R, Evangelisti E, Zampagni M et al., S-linolenoyl glutathione intake extends life-span and stress resistance via Sir-2.1 upregulation in Caenorhabditis elegans. Free Radic Biol Med. 2014;73:127-35

[13] Sekhar RV, Patel SG, Guthikonda AP, et al. Deficient synthesis of glutathione underlies oxidative stress in aging and can be corrected by dietary cysteine and glycine supplementation. The American Journal of Clinical Nutrition. 2011;94(3):847-853

AVERTISSEMENT

Les informations contenues sur le présent site ne constituent ni directement, ni indirectement un avis médical. Les informations fournies sont destinées à informer, et non à remplacer la relation directe entre un patient et un professionnel de santé. En aucun cas les informations éditées sur le site ne sont susceptibles de se substituer à une consultation, une visite ou un diagnostic formulé par un médecin, ou être interprétées comme assurant la promotion de certaines molécules ou produits médicaux.
Long Long Life ne saurait être tenu responsable de tout acte et prise de décision en lien ou non avec les informations mentionnées sur le présent site.
Long Long Life ne garantit en aucun cas un quelconque résultat à la suite de la mise en application des informations éditées sur le présent site.
L’automédication peut s’avérer dangereuse pour la santé, veuillez consulter un médecin avant de débuter un traitement, quel qu’il soit.
 

Dr. Marion Tible

Marion Tible Long Long Life

Author/Reviewer

Auteure/Relectrice

Marion Tible has a PhD in cellular biology and physiopathology. Formerly a researcher in thematics varying from cardiology to neurodegenerative diseases, she is now part of Long Long Life team and is involved in scientific writing and anti-aging research.

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Marion Tible est docteur en biologie cellulaire et physiopathologie. Ancienne chercheuse dans des thématiques oscillant de la cardiologie aux maladies neurodégénératives, elle est aujourd’hui impliquée au sein de Long Long Life pour la rédaction scientifique et la recherche contre le vieillissement.

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Quercétine, un anti-inflammatoire au service du vieillissement

quercétine long long life vieillissement transhumanisme

quercétine transhumanisme viellissement long long life

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Un flavoinoïde contre le vieillissement

La quercétine est un pigment retrouvé naturellement dans beaucoup aliments, comme l’oignon, les câpres, l’huile d’olive et certaines légumineuses. Comme beaucoup de ses compatriotes flavonoïdiques, c’est un anti-oxydant et un anti-inflammatoire assez puissant. Initialement utilisée dans le traitement de l’asthme et des réactions allergiques [1], son rôle s’est révélé intéressant dans la lutte contre l’inflammation [2] et la prévention des maladies cardiovasculaires [3]. Aujourd’hui, la quercétine fait l’objet de nouvelles études, car elle semble être importante dans la lutte contre le vieillissement et ses maladies associées.

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Quercétine et pathologies liées à l’âge

D’abord démontrée dans des cultures cellulaires (in vitro) puis chez l’animal (in vivo), l’efficacité de la quercétine chez l’Homme reste un sujet de discussion au sein de la communauté scientifique.

Une supplémentation en quercétine semble avoir des conséquences bénéfiques sur les maladies neurodégénératives : chez la souris, elle permet de diminuer l’amyloïde β et les tauopathies dans le cerveau d’un modèle murin transgénique mimant la maladie d’Alzheimer. En plus de ces impacts neuropathologiques, la quercétine permet d’augmenter les performances d’apprentissage et la mémoire spatiale, deux fonctions dégradées dans la maladie d’Alzheimer [4]. Combinée à de l’exercice physique, reconnu pour ses bienfaits neuroprotecteurs, la quercétine a également un rôle défensif contre la perte neuronale [5]. Cette action semble possible grâce à la régulation à la hausse d’une voie de signalisation impliquée dans l’activité anti-oxydante et anti-apototique des cellules neuronales, la voie PI3K/Akt. Elle est complémentée par un effet sur la voie eIF2α, une voie inflammatoire majeure, dont la régulation joue un rôle primordial dans la neuroprotection [6].

En plus de son action sur les maladies neurodégénératives, la quercétine semble avoir un effet protecteur vis à vis des cancers, en particulier celui de la prostate [7]. Grâce à son activité anti-oxydante, la quercétine est en effet capable d’intervenir sur les voies de signalisation régulant l’apoptose et la migration cellulaire, deux pierres angulaires de la mise en place d’un cancer [8]. Elle a également un rôle préventif vis à vis des maladies cardiovasculaires [9].

La quercétine pour un vieillissement moins rapide ?

De nouvelles études suggèrent la capacité de la quercétine à diminuer la sénescence cellulaire, un phénomène touchant une partie de nos cellules, les empêchant de mourir mais bridant parallèlement leur fonctionnement normal. Dans des cultures de cellules sénescentes humaines, une équipe a récemment prouvé une inhibition des phénomènes amenant les cellules à un phénotype de sénescence grâce à la quercétine [10]. Plus impressionnant, sur des cellules fibroblastiques (cellules soutenant la peau), une seconde étude a montré un renversement de la sénescence, une trouvaille intéressante dans le traitement du vieillissement de la peau (à court terme) mais aussi dans le traitement de la sénescence cellulaire systémique (à plus long terme) [11]. En parallèle, la quercétine semble avoir un effet sur les AGEs (Advanced Glycation End-products) qui, lors du vieillissement, entraînent la formation de radicaux libres et l’apparition de maladies métaboliques, telles que le diabète [12].

La quercétine est donc une molécule d’intérêt, malgré l’absence d’études cliniques, dont les capacités sont à approfondir pour déterminer totalement son potentiel anti-âge.

  • Nombre de publications : environ 500
  • Molécule disponible : en vente libre
  • Mode d’administration : par voie orale
  • Posologie : 200-500 mg / dose, en 2 à 3 prises par jour.

Aucun effet secondaire n’a été décrit à ce jour. Attention cependant, la quercétine peut interagir avec la ciclosporine (un médicament anti-rejet destiné majoritairement aux patients greffés) et inhibe l’action des antibiotiques de la famille des quinolones.

Note importante : une étude récente a démontré une possible toxicité thyroïdienne, inhibant la croissance cellulaire induite par les hormones thyroïdiennes et diminuant sa capacité de fixation de l’iode [13]. Il est donc important de rester prudent concernant la quercétine, et plus largement les flavonoïdes, et de ne pas en prendre si vous avez un doute sur la santé de votre thyroïde.

Enfin, la biodisponibilité de la quercétine reste un sujet majeur lors des études chez l’Homme. En effet, sur une dose ingérée, seul 20% vont être réellement absorbés [14].

[1] Thornhill SM, Kelly AM. Natural treatment of perennial allergic rhinitis. Altern Med Rev. Review. 2000;5(5):448-54

[2] Katske F, Shoskes DA, et al. Treatment of interstitial cystitis with a quercetin supplement. Tech Urol. 2001;7(1):44-6

[3] Edwards RL, Lyon T, et al. Quercetin reduces blood pressure in hypertensive subjects.  J Nutr. 2007;137(11):2405-11

[4] Maria S-GA, Ignacio M-MJ, Ramírez-Pineda Jose R, Marisol L-R, Edison O, Patricia C-GG. The flavonoid quercetin ameliorates Alzheimer’s disease pathology and protects cognitive and emotional function in aged triple transgenic Alzheimer’s disease model mice. Neuropharmacology. 2015;93:134-145

[5] Chang HC, Yang YR, Wang PS, Wang RY, Quercetin enhances exercise-mediated neuroprotective effects in brain ischemic rats, Med. Sci. Sports & Ex. 2014;46(10):1908-16

[6] Hayakawa M, Itoh M et al., Quercetin reduces eIF2α phosphorylation by GADD34 induction, Neurobiol. Aging, 2015;36(9):2509-18

[7] Nöthlings U, Murphy SP, et al. Flavonols and pancreatic cancer risk: the multiethnic cohort study. Am J Epidemiol. 2007;166(8):924-31

[8] Nam JS, Sharma AR, Nguyen LT, Chakraborty C, Sharma G and Lee SS, Application of Bioactive Quercetin in Oncotherapy: From Nutrition to Nanomedicine (review), Molecules 2016;21(1):108

[9] Khurana S, Venkataraman K, Hollingsworth A, Piche M, Tai TC. Polyphenols: Benefits to the Cardiovascular System in Health and in Aging. Nutrients. 2013;5(10):3779-3827

[10] Yang HH, Hwangbo K, Zheng MS et al. Quercetin-3-O-β-d-glucuronide isolated from Polygonum aviculare inhibits cellular senescence in human primary cells, Arch. Pharm. Res. 2014;37(9):1219-33

[11] Chondrogianni N, Kapetan S, Chinou I, Vassilatou K, Papassideri K,Gonos ES, Anti-ageing and rejuvenating effects of quercetin, Experimental Gerontology, 2010;45(10):763-71

[12] Alam M, Ahmad I, Naseem I, Inhibitory effect of quercetin in the formation of advance glycation end products of human serum albumin: An in vitro and molecular interaction study, Int. J. Biol. Macromolecules, 2015;79:336-343

[13] Giuliani C, Bucci I, Di Santo S, et al, The flavonoid quercetin inhibits thyroid-restricted genes expression and thyroid function, Food and Chemical Toxicology, 2014;66:23-29

[14] X. Cai, Z. Fang, J. Dou, A. Yu and G. Zhai, Bioavailability of Quercetin: Problems and Promises, Current Medicinal Chemistry, 2013;20:2572-2582

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Dr. Marion Tible

Marion Tible Long Long Life

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Marion Tible has a PhD in cellular biology and physiopathology. Formerly a researcher in thematics varying from cardiology to neurodegenerative diseases, she is now part of Long Long Life team and is involved in scientific writing and anti-aging research.

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Marion Tible est docteur en biologie cellulaire et physiopathologie. Ancienne chercheuse dans des thématiques oscillant de la cardiologie aux maladies neurodégénératives, elle est aujourd’hui impliquée au sein de Long Long Life pour la rédaction scientifique et la recherche contre le vieillissement.

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Bactéries et longévité : l’improbable combinaison anti-âge

Long Long Life bactéries longévité

Bactéries et longévité : l’improbable combinaison

On dit de l’intestin qu’il est le deuxième cerveau de l’Homme. En effet, les quelques 200 millions de neurones qui l’innervent ainsi que le microbiote (l’écosystème de bactéries, champignons et micro-organismes présents dans le tractus gastrointestinal [1]) forment une entité qui influence nos humeurs et nos émotions, et interviennent dans le développement de maladies neurologiques telles que l’autisme et la dépression [2]. Le cerveau, le système nerveux de l’intestin et le microbiote intestinal communiquent entre eux de façon bidirectionnelle par ce qu’on appelle l’axe intestin-cerveau. Cet axe de communication transmet différents types d’informations : métaboliques, immunologiques, endocrines et neuronales, dérivées des cellules bactériennes et de leurs métabolites [1].

Les bactéries du microbiote intestinal influencent le vieillissement et la longévité

Récemment, des études se sont intéressées à l’influence du microbiote intestinal sur le vieillissement et la longévité. La composition du microbiote varie avec l’âge et ces altérations ont été associées au développement de maladies et au vieillissement. Ceci est attribuable à la capacité du microbiote de moduler simultanément plusieurs processus liés à l’âge comme l’inflammation, le stress oxydatif, la régulation des métabolites et l’homéostasie énergétique [1] par le biais de l’axe intestin-cerveau. Par conséquent, le microbiote de l’intestin a été identifié comme une cible thérapeutique contre les maladies liées à l’âge [1].

Dans une nouvelle étude [1], des chercheurs ont analysé l’impact d’un mélange de trois probiotiques (bactéries ou levures vivantes qui apportent des bienfaits sanitaires à l’hôte) et d’un nouveau prébiotique (substance alimentaire composée de sucres qui permet la croissance de microorganismes probiotiques) sur la durée de vie de drosophiles mâles. Il a été montré que le microbiote intestinal de la drosophile variait avec l’âge et que ces changements étaient comparables à ceux observés chez l’Homme. Le mélange des probiotiques et du prébiotique utilisé dans l’étude a accru de 60 % la longévité des drosophiles mâles, et une formulation de probiotiques seuls a augmenté de 55% la longévité [1].

Modifier les bactéries intestinales pour ralentir le vieillissement

D’après les chercheurs, les résultats de leur étude rejoignent d’autres résultats d’expérimentations similaires sur le modèle murin : différentes combinaisons de probiotiques ont eu des effets bénéfiques, notamment contre la neurodégénérescence [3], la perte de mémoire [4], l’immunité ainsi que les défenses antioxydantes [5]. Par ailleurs, les probiotiques ont également réduit l’inflammation et ont favorisé la longévité chez la souris [6]. Enfin, dans d’autres études, les probiotiques ont augmenté la durée de vie de C. elegans en stimulant la réponse immunitaire innée, réduisant le stress oxydatif [7] ou par le biais de mécanismes mimant la restriction calorique [8].

La composition du tractus gastrointestinal et ses effets sur la santé sont étudiés depuis de nombreuses années, mais ce n’est que récemment que le vieillissement a été associé à des changements du microbiote intestinal. Réciproquement, des altérations du microbiote ont été associés à des phénotypes de maladies chroniques liées à l’âge. Un régime riche en probiotiques et prébiotiques peut aider à maintenir un microbiote intestinal sain dans le but de retarder l’apparition de maladies chroniques et d’allonger la durée de vie. Au cours de multiples expériences, des formulations symbiotiques (c’est-à-dire mélangeant probiotiques et prébiotiques) ont eu des effets bénéfiques contre les dérèglements biologiques liés à l’âge et pour la longévité. A l’avenir, des mélanges symbiotiques spécifiques pourraient être développés pour prévenir l’apparition de maladies chroniques telles que les maladies cardiovasculaires, le diabète, le cancer, l’obésité et les maladies neurodégénératives [1].

Anne Fischer

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Anne is studying medicine science at the Institute of Pharmaceutical and Biological Science in Lyon and she has graduated with a Bachelor’s degree in molecular and cellular biology at the University of Strasbourg.

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Anne étudie les sciences du médicament à l’Institut des Sciences Pharmaceutiques et Biologiques de Lyon. Elle est titulaire d’une licence en biologie moléculaire et cellulaire de l’Université de Strasbourg.

En savoir plus sur l’équipe de Long Long Life

Références :

[1] Susan Westfall, Nikita Lomis & Satya Prakash, Longevity extension in Drosophila through gut-brain communication. Scientific Reports, (2018) 8:8362 DOI:10.1038/s41598-018-25382-z

[2] http://presse.inra.fr/Dossiers-de-presse/Microbiote-la-revolution-intestinale/Le-dialogue-entre-intestin-et-cerveau/(key)/5

[3] Dinan, T. G. & Cryan, J. F. Gut instincts: microbiota as a key regulator of brain development, ageing and neurodegeneration. The Journal of Physiology 595, 489–503 (2017).

[4] Jeong, J.-J., Kim, K. A., Hwang, Y.-J., Han, M. J. & Kim, D.-H. Anti-infammaging efects of Lactobacillus brevis OW38 in aged mice. Benef Microbes 7, 707–718 (2016).

[5] Sharma, R. et al. Dietary supplementation of milk fermented with probiotic Lactobacillus fermentum enhances systemic immune response and antioxidant capacity in aging mice. Nutr Res 34, 968–981 (2014).

[6] Matsumoto, M., Kurihara, S., Kibe, R., Ashida, H. & Benno, Y. Longevity in mice is promoted by probiotic-induced suppression of colonic senescence dependent on upregulation of gut bacterial polyamine production. PLoS One 6, e23652 (2011).

[7] Grompone, G. et al. Anti-infammatory Lactobacillus rhamnosus CNCM I-3690 strain protects against oxidative stress and increases lifespan in Caenorhabditis elegans. 7, e52493 (2012).

[8] Zhao, Y. et al. Lactobacillus salivarius strain FDB89 induced longevity in Caenorhabditis elegans by dietary restriction. J Microbiol 51, 183–188 (2013).

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