metformine

Fiche d'identité

La première molécule étudiée dans un essai clinique ciblant directement le vieillissement

La metformine, sur le marché depuis 1950 sous le nom de glucophage, est le médicament le plus souvent prescrit pour le traitement du diabète de type 2. De tous ses homologues, il est l’anti-hyperglycémiant provoquant le moins d’effets indésirables [1]. En plus des ses effets avérés sur le diabète, plusieurs études chez l’animal (souris et le petit ver C. Elegans) démontrent des actions anti-vieillissement, dont le mécanisme est toujours en cours d’étude [2, 3, 4, 5].

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Preuve d'efficacité
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Intérêt dans l’allongement de l’espérance de vie

Suites aux observations sur l’influence de la metformine sur l’accroissement de l’espérance de vie, des chercheurs ont entrepris diverses études pour identifier les mécanismes entrant en jeu. Une étude a été faite sur une population de C. elegans, des vers ayant une durée de vie trois semaines. Le groupe exposé à la metformine a vu son espérance de vie s’allonger, mais montrait également moins de signes physiques de vieillesse (perte de taille, rides) par rapport au groupe témoin [2, 4].

Comment expliquer ce pouvoir anti-âge de la metformine?

Elle entraînerait la synthèse de ROS (Reactive Oxygen Species) endogènes. Les ROS sont des molécules dérivées de l’oxygène synthétisées par les cellules soumises à un stress oxydatif. À haute concentration, elles provoquent de graves altérations au niveau cellulaire. Cependant, en moindre quantité, ces toxines conduisent à l’expression du gène PRDX-2 qui code pour la fabrication d’une enzyme, la Peroxiredoxine 2, qui participe à la réparation cellulaire et à la résistance au le stress oxydatif.

Ainsi, la Peroxiredoxine 2 répare les lésions provoquées par les ROS, mais conduit aussi à la suppression de lésions antérieures. C’est le principe de mitohormèse [4]. Ces mêmes propriétés anti-vieillissement ont également été constatées par une équipe du NIA (National Institute of Aging) chez des souris [3, 5]: l’accroissement de la durée de vie des souris oscillait entre 4,15% et 5,83% en fonction des lignées (tandis qu’un surdosage de la metformine conduisait à une réduction de l’espérance de vie de 14,4%) [3, 5].

PRDX-2 est un gène qui a très peu muté au cours de l’évolution. De ce fait, nous retrouvons ce gène dans les génomes de nombreuses espèces. On peut donc imaginer qu’en présence de metformine, le même mécanisme se produit dans une cellule humaine. Dans les prochains mois, une étude clinique de phase 4 va tenter d’explorer le même phénomène d’augmentation de l’espérance de vie chez l’humain [6].

  • Nombre d’études cliniques : 1936 [6]
  • Molécule disponible : sur ordonnance
  • Mode d’administration : par voie orale
  • Posologie anti-vieillissement : de 425 à 1700 mg/jour [7]

Anti-diabétique : La metformine traite le diabète de type 2 en inhibant la chaîne respiratoire mitochondriale au niveau du complexe 1 [8]. Il s’en suivrait une baisse de la concentration en ATP/AMP qui aurait pour conséquence l’activation de l’AMPK qui, à son tour, inhiberait la glycogénèse hépatique. Parallèlement, la metformine conduirait à une augmentation de la sensibilité à l’insuline ainsi qu’à l’utilisation du glucose périphérique [8].

Traitement de l’obésité : Par son effet hypoglycémiant, une perte de poids peut être observée lors d’un traitement à la metformine. Selon une étude germanique, la metformine permettrait de perdre 5,8 kg en moyenne sur six mois [9].

Anti-tumoral : La metformine, en déclenchant une déplétion en ATP, active l’AMPK une kinase anti-tumorale [10]entrainant l’inhibition de mTOR, régulateur de la synthèse protéique et de la prolifération cellulaire. Il se pourrait aussi que l’AMPK régule l’expression et la phosphorylation de la protéine p53, suppresseur de tumeur. Cependant, d’autres études doivent encore être menées pour évaluer tout le potentiel anti-tumoral de la metformine [10].

Autres Effets : Neuroprotecteur[11], protecteur cardio-vasculaire [12]…

Précautions d’emploi de la metformine

Insuffisance rénale et acidose lactique : Lorsque la metformine est ingérée en trop grande quantité, elle peut conduire à une grave intoxication (acidose lactique), et parfois même jusqu’à la mort. Le risque est plus élevé si le sujet est atteint d’insuffisance rénale [13].

Désordres gastro-intestinaux : La prise de metformine peut provoquer des désordres gastro-intestinaux (nausées, vomissements, diarrhée…) [14].

Interactions médicamenteuses et alimentaires : La prise de metformine doit se faire avec grande précaution, et ne doit jamais se faire sans avis médical. En effet, il existe plus de quatorze molécules commercialisées qui peuvent entrer directement en interaction avec la metformine. On peut citer à titre d’exemple l’oihexol, l’iopamidole, le diatrizoate, ou encore l’iodamide. La metformine ne doit jamais être consommée en même temps que l’alcool [15].

[1] Rojas, L. and Gomes, M. Metformin: an old but still the best treatment for type 2 diabetes. Diabetology & Metabolic Syndrome, 2013, 5(1), p.6.

[2] Anisimov VN et al. Metformin slows down aging and extends life span of female SHR mice. Cell Cycle. 2008 Sep 1;7(17):2769-73

[3] Cabreiro F et al. Metformin retards aging in C. elegans by altering microbial folate and methionine metabolism. Cell. 2013 Mar 28;153(1):228-39

[4] De Haes, W. et al. Metformin promotes lifespan through mitohormesis via the peroxiredoxin PRDX-2. Proceedings of the National Academy of Sciences, 2014, 111(24), pp.E2501-E2509

[5] Martin-Montalvo A.et al. Metformin improves healthspan and lifespan in mice. Nat Commun. 2013;4:2192

[6] https://clinicaltrials.gov/ct2/results?term=metformin&Search=Search

[7] https://clinicaltrials.gov/ct2/show/NCT02986659?term=metformin+lifespan&rank=2

[8] Viollet, B. et al. Cellular and molecular mechanisms of metformin: an overview. Clinical Science, 2012, 122(6), pp.253-270

[9] Seifarth, C., Schehler, B. and Schneider, H. Effectiveness of Metformin on Weight Loss in Non-Diabetic Individuals with Obesity. Experimental and Clinical Endocrinology & Diabetes, 2012, 121(01), pp.27-31

[10] Loubière, C., Dirat, B., Tanti, J. and Bost, F. Metformine et cancer : de nouvelles perspectives pour un ancien médicament. Annales d’Endocrinologie, 2013, 74(2), pp.130-136

[11] Chung, M. et al. The neuroprotective role of metformin in advanced glycation end product treated human neural stem cells is AMPK-dependent. Biochimica et Biophysica Acta (BBA) – Molecular Basis of Disease, 2015, 1852(5), pp.720-731

[12] Libby, P. Metformin and vascular protection: a cardiologist’s view. Diabetes & Metabolism, 2003, 29(4), pp.6S117-6S120

[13] Lalau, J., Mourlhon, C., Bergeret, A. and Lacroix, C. Consequences of metformin intoxication. Diabetes Care, 1998, 21(11), pp.2036-2037

[14] http://sideeffects.embl.de/drugs/4091/

[15] https://www.drugs.com/drug-interactions/metformin-index.html?filter=3&generic_only=

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Dr. Marion Tible

Marion Tible Long Long Life

Author/Reviewer

Auteure/Relectrice

Marion Tible has a PhD in cellular biology and physiopathology. Formerly a researcher in thematics varying from cardiology to neurodegenerative diseases, she is now part of Long Long Life team and is involved in scientific writing and anti-aging research.

More about the Long Long Life team

Marion Tible est docteur en biologie cellulaire et physiopathologie. Ancienne chercheuse dans des thématiques oscillant de la cardiologie aux maladies neurodégénératives, elle est aujourd’hui impliquée au sein de Long Long Life pour la rédaction scientifique et la recherche contre le vieillissement.

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